Dès l’époque de Stradivarius (1644‑1737), les instruments se parent volontiers de sculptures délicates, de marqueteries fines, de filets d’ivoire ou de nacre. Ces ornements, héritiers du goût baroque, témoignent d’un temps où la virtuosité du geste et la richesse décorative allaient de pair.
Un siècle plus tard, Jean‑Baptiste Vuillaume évolue dans un tout autre paysage culturel : celui des débuts de l’ère industrielle. Les défis fulgurants d’un Paganini, la rigueur du goût victorien, ont relégué au passé les fastes et les volutes du baroque. L’instrument se dépouille, les lignes se tendent, l’esthétique se fait plus sobre.
Ce grand luthier français — copiste de génie, inventeur prolifique, précurseur des méthodes modernes — a vu passer dans son atelier nombre d’instruments de Stradivarius. Par fidélité à ce maître qu’il admire, il perpétue ponctuellement la tradition des chevilles et cordiers sculptés, tels qu’on les retrouve sur les plus beaux violons du XVIIIᵉ siècle : Amati, Stradivari, Guarneri…
Pour ces décorations, il adopte les motifs en vogue dans son propre siècle : bouton de rose, fleur de lys, feuilles d’acanthe, coquille. Autant de signes d’un hommage discret, où la mémoire des anciens rencontre le goût du XIXᵉ siècle.
Un smoking pour Stradivarius : les accessoires sculptés…
Les Chevilles sculptées Bois d'Harmonie
Quoi de plus ordinaire qu’une cheville ?
C’est un système aussi simple que génial : un cône autobloquant, une palette pour ajuster la tension, tenue entre le pouce et l’index.
La cheville originelle est d’une simplicité absolue : tendre la corde au plus juste demeure, depuis plus de quatre siècles, sa seule contribution au chant du violon.
Lorsque l’instrument populaire des débuts accède à la Cour des Grands, il s’impose enfin dans la musique savante.
Il se pare alors des insignes de sa classe.
Cheville Fleur de Lys
Cheville Maiden
Cheville Vuillaume
Cheville Acanthe
Cheville Coquille
Les cordiers sculptés Bois d'Harmonie
Pour respecter la lutherie et préserver les capacités acoustiques du violon, le cordier demeure le seul emplacement où le musicien peut apposer son empreinte, en y faisant graver son initiale ou un symbole.
Cordier le Messie
Cordier bordure Acanthe (flamé)
Cordier Fleur de lys avec Bordure fleurie
Cordier flutiste
Cordier Ste Cécile
Cordier St Marc
Cordier Acanthe Complet
Les boutons sculptés Bois d'Harmonie
Bouton fleur de Lys
Bouton Acanthe
Bouton Coquille
Les mentonnières sculptées Bois d'Harmonie
Mentonnière fleur de Lys
Mentonnière décor floral
Notes techniques
Ces pièces sont le plus souvent réalisées en buis, mais peuvent également être façonnées en ébène.
Le choix de l’essence s’effectue en fonction des préférences personnelles, du style de l’instrument et de la teinte de son vernis, afin d’assurer une cohérence esthétique aussi subtile qu’harmonieuse.
Elles sont réalisées uniquement sur demande, le temps de fabrication est donc inclus dans le délai de livraison.